Facteur de risque 1 : les marchés tech en développement
Lorsque nous ajustons selon le niveau de poste et la fonction au sein de chaque pays – en comparant des rôles équivalents plutôt que des moyennes globales – la plupart des États membres de l'UE se situent en dessous du seuil de 5 %.
Cette vision ajustée neutralise l'effet de la répartition des hommes et des femmes entre différents rôles et niveaux de séniorité, pour offrir une image plus précise de l'équité salariale sur des postes comparables.
Il y a cependant 6 exceptions : Grèce (7,6 %), Lituanie (7,0 % d'écart de rémunération ajusté), Pologne (6,2 %), République tchèque (5,8 %), Roumanie (5,6 %), Estonie (5,3 %) – si vous employez des personnes dans ces marchés tech en développement, votre risque de base en matière d'écart de rémunération peut être plus élevé.
Une explication possible : ces pays sont des écosystèmes tech en plein essor, où la croissance rapide du secteur n'a pas laissé le temps de mettre en place des structures de rémunération matures et standardisées.
Sans structures claires en place, les décisions salariales reposent davantage sur la négociation individuelle (surtout si le vivier de talents est plus restreint et moins diversifié dans l'ensemble) – et les recherches montrent de façon constante que les hommes négocient plus souvent et de manière plus assertive que les femmes, aussi bien pour les salaires d'entrée que pour les augmentations.