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Tendances de rémunération 2026

L'état du recrutement et de la rémunération dans la tech française

Découvrez les données Ravio sur la façon dont les entreprises tech françaises et européennes pilotent leur politique de rémunération — augmentations salariales, tendances de recrutement et stratégies d'équité salariale.

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Rapport Ravio sur les tendances de rémunération 2026 : l'état du recrutement et de la rémunération dans la tech européenne
À 4,9 %, les salariés français bénéficient d'augmentations salariales nettement supérieures à l'inflation nationale

La France tient bon pendant que les autres marchés ralentissent

À 4,9 %, les salariés français bénéficient d'augmentations salariales nettement supérieures à l'inflation nationale

Dans la tech européenne, les augmentations salariales médianes ont reculé dans la plupart des marchés - au Royaume-Uni (−18 %), en Allemagne (−12,3 %) et en Espagne (−20 %). La France fait figure d'exception avec un recul marginal de seulement 3,9 %, passant de 5,1 % à 4,9 %, ce qui en fait l'un des marchés les plus stables d'Europe en matière de progression salariale. Seuls les Pays-Bas affichent une hausse, atteignant 6,3 %.

À 4,9 %, les salariés français reçoivent des augmentations nettement supérieures à l'inflation nationale (2,1 %), ce qui représente un gain réel appréciable pour ceux qui en bénéficient. L'écart avec la moyenne européenne de 5,0 % reste négligeable.

Pour une vision complète des salaires tech en France face au marché, explorez les benchmarks salariaux France de Ravio.

Taux de recrutement par pays

Le recrutement se contracte fortement, la rétention s'améliore nettement

Taux de recrutement par pays

La France a enregistré l'une des contractions de recrutement les plus marquées d'Europe en 2025 : le taux d'embauche a chuté de 28 %, passant de 31 % à 22,3 %, soit un niveau désormais inférieur à la moyenne européenne de 28,6 %.

En contrepartie, la rétention s'est significativement renforcée. Le taux d'attrition a baissé de 14 % pour atteindre 14,6 %, bien en deçà de la moyenne européenne de 17,4 % - parmi les meilleurs résultats du continent. La durée moyenne d'ancienneté en France est de 2 ans et 3 mois, au-dessus de la moyenne européenne de 2 ans et 1 mois.

Ce schéma reflète une tendance de fond à l'échelle européenne : dans un contexte incertain, les salariés privilégient la sécurité de l'emploi. Pour les responsables RH en France, cela offre un peu de marge pour planifier la rémunération — mais quand le marché du recrutement se relancera, la compétitivité salariale sera rapidement mise à l'épreuve.

Augmentation salariale médiane à la promotion

Peu de salariés sont augmentés — mais quand ils sont promus, la France offre la plus forte hausse d'Europe

Augmentation salariale médiane à la promotion

Seulement 15 % des salariés français ont reçu une augmentation dans leur poste en 2025 — bien en dessous de la moyenne européenne de 23 %. Pourtant, ceux qui en bénéficient s'en sortent bien : à 4,9 %, les augmentations restent au-dessus de l'inflation nationale de 2,1 %. La France applique l'une des politiques d'ajustement salarial les plus restrictives d'Europe, ce qui reflète des cadres de rémunération centralisés plutôt que des hausses discrétionnaires liées à la performance.

Là où la France se démarque vraiment, c'est sur les promotions. Avec une augmentation médiane de 27,8 % à la promotion (la plus élevée d'Europe) la philosophie est claire : peu d'ajustements, mais des sauts significatifs quand la progression est reconnue. Pour les responsables rémunération, c'est un levier de rétention puissant, mais qui concentre aussi le risque d'équité salariale sur les décisions de promotion, un enjeu d'autant plus critique à l'approche de la directive européenne sur la transparence des rémunérations.

Écart de rémunération femmes-hommes médian par pays

La France affiche le plus faible écart de rémunération en Europe — mais le chiffre corrigé révèle un problème plus profond

Écart de rémunération femmes-hommes médian par pays

La France affiche l'écart de rémunération non corrigé le plus faible d'Europe à 19 % — mais c'est le chiffre corrigé qui compte vraiment. À 3,9 %, il est parmi les plus élevés du continent, derrière les Pays-Bas seulement. Les femmes sont bien représentées dans la tech française (42 % des effectifs, 22 % des postes de direction), mais l'écart persiste là où ça compte : dans les décisions de rémunération elles-mêmes.

C'est précisément ce que la directive européenne sur la transparence des rémunérations va mettre en lumière. La conformité exige un reporting au niveau des groupes, et les données internes françaises risquent de faire apparaître des disparités que le chiffre brut dissimulait. Les entreprises qui n'ont pas encore travaillé leur écart corrigé ont peu de temps pour agir.

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Rapport Ravio sur les tendances de rémunération 2026 : l'état du recrutement et de la rémunération dans la tech européenne

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